02.07.2008
Chemin de Fer de LA MURE
Envie de fraîcheur, nous nous sommes évadés en altitude, à bord du "Petit train de La Mure"
C'est dans l'Isère, à proximité de Grenoble, entre le Massif du Vercors et les eaux truquoises du Lac de Monteynard, qu'à bord d'une ces vaillantes locomotives électriques des années 1930, on a pu découvrir de magnifiques gorges, viaducs, vallées, tunnels, barrages ..
Nous partons de la gare de Saint-Georges-de-Commiers jusqu'à la gare de La Mure. le Trajet est d'environ 1 h 40.
Le Chemin de Fer de La Mure a été créé pour descendre le charbon du Plateau Matheysin vers Grenoble. Il a été inauguré en juillet 1888.
Sa construction, la hardiesse de son tracé et son électrification, valurent au Chemin de Fer de La Mure de nombreux articles dans les revues techniques des années 1900.
Ses paysages et ses ouvrages d'art furent colportés aux quatre coins de la France par d'innombrables cartes postales. Puis il ne fit plus parler de lui, accomplissant sans histoire la mission de transporteur de charbon voulue par ses créateurs.
Pendant cent ans, presque jour pour jour, des millions de tonnes d'anthracites ont emprunté sur trente kilomètres l'un des plus beaux parcours ferroviaires du monde.
le Chemin de Fer de La Mure est aujourd'hui touristique, combinant dans un ensemble harmonieux la sauvegarde du patrimoine industriel et la mise en valeur des sites.
N'oublions pas qu'à l'origine, le train a été conçu pour descendre l'anthracite dans la vallée, mais il était surtout connu pour les somptueux paysages du bas de la ligne, et à bord du train, on parlait bien peu du Plateau Matheysin qui lui a donné la vie.
La décision a donc été prise de resituer le train dans son glorieux passé.
Jean-Jacques, le conducteur nous accueille avec gentillesse dans sa machine ..
Tout au liong des 30 kms de ligne on est saisis par la beauté des paysages , et on frissonne pendant la traversée des 18 tunnels
Du spectacle à bord:
on assiste même à "Un son et lumière" dans un tunnel
Un tunnel de plus de 1 km de long (sous le col de la Festinière) marque l'entrée sur le plateau.
C'était la voie idéale pour raconter une histoire souterraine.
C'est vrai que les conditions sont très particulières :
- le tunnel situé à près de 1000 m d'alt. est balayé par les courants d'air , des infiltrations d'eau transforment certaines parties en cascade de glace en hiver, ses parois sont à moins d'un mètre des fenêtres du train, le bruit de roulement est amplifié par le tunnel, tout pour rendre ce tunnel "mystérieux"
Un concept simple de mise en scène a été installé : 60 lanternes magiques sont suspendues à la voûte du tunnel et projetent sur les parois des ombres chinoises pour un scénario qui marie mystère et humour
C'est à la rencontre d'êtres étranges que le Tunnel Mystérieux vous emmène pour la joie des enfants à bord !!
Il n'y a pas à dire ... c'est LA PLUS BELLE LIGNE FERROVIAIRE DES ALPES !!
07:35 Publié dans A visiter | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
17.06.2008
La Provence ..
Au printemps .. "le Terrier du Grillon étant déserté", discrètement depuis les collines du Ventoux nous l'avons mis sous surveillance ..
pour ce faire, nos pas se sont natruellemnt dirigés vers les communes avoisinantes, en commençant par :
l'incontournable village de GORDES
Ce magnifique village d'un charme fou bénéfice d'une situation privilégiée.
Accroché à son piton calcaire, est perché à près de 400m d'altitude sur les Monts de Vaucluse il est classé classé "un des plus beaux villages de France".
C'est vrai que lorsque l'on arrive en voiture par la route qui se trouve sous la montagne, et que l'on voit ce village tout en pierres construit sur le flanc d'une montagne, c'est impressionnant de beauté !
On admire les maisons en pierre sèche de couleur blanche ou grise, fondues dans le roc, alignées autour du rocher sur lequel est posé le village avec à son sommet l'église et le château qui font face aux collines du Luberon.
Mais de quand date ce village ??
Gordes remonte à une période bien antérieure à l'époque Gallo-Romaine mais déjà il constituait le principal oppidum de la Cité de Cavaillon dont le diocèse était l'un des plus anciens de la Gaule.
La terrible insécurité, due aux multiples invasions, au cours des siècles contraignit les populations des campagnes à se réfugier sur les hauteurs. C'est l'origine de ces villages perchés.
La valeur stratégique de ces agglomérations fortifiées perdurera pendant tout le Moyen Age et une partie de la Renaissance, notamment au cours des Guerres de Religion
l'arrivée au centre du village
Ce sublime château, dressé au coeur du village, nous rappelle combien le passé de Gordes fut riche, tant en conquêtes qu'en souffrances.
Le château de Gordes abrite à présent le Musée Pol Mara et l'Hôtel de Ville.
L'EGLISE
Située à proximité du Château, en plein centre du village, l'église de Gordes d'origine romane (XIIème), était autrefois dédiée à Notre-Dame.
Réédifiée au XVIIIème, elle est ensuite consacrée durant deux siècles à son protecteur Saint Firmin (Évêque d'Uzès). Les 2 chapelles de l'église sont dédiées aux cordonniers et aux tailleurs de pierre (chapelle Saint Crespin) et aux serruriers et aux ferronniers (chapelle Sait Eloi).
Sa beauté, ses couleurs, sa luminosité nous ont ébloui, mais silence ...nous sommes arrivés pendant l'office ...
Le vieux village de GORDES est sillonné de vieilles "calades" , (en provençal se sont des ruelles pavées pentues) au détour desquelles on peut admirer un panorama somptueux sur la vallée et la montagne du Luberon.
En se baladant dans ces petites ruelles caladées qui se glissent entre les hautes maisons du village, on découvre des portes anciennes superbes, des voûtes et des murs de pierres plates savamment restaurés
Les petits commerces typiques et accueillants, nous ont ouverts leur porte , sous l'oeil amusé et l'accent chantant du "raccoleur"
A quelques kms de Gordes , l'Abbaye de Sénanque qui date du XIIeme siècle demeure l'un des plus purs témoins de l'architecture cistercienne primitive.
Elle est toujours habitée par une communauté de moines cisterciens. Ce lieu de vie et de prières n'est pas un site touristique ordinaire mais reste ouvert au visiteur sur réservation uniquement
Le curieux village des bories est également à visiter :
les "bories" sont des sortes de petites huttes rondes construites en pierre utilisées auparavant par les bergers et chasseurs.
Mais l'origine provençale du mot "Borie", vient du latin "boaria" - étable à boeuf -, signifiant une cahute.
Le cabanon a toujours été une institution en Provence. D'abord construit sur les champs pour abriter les outils des paysans, il est devenu, au fil du temps, la petite maison de campagne aménagé, quelquefois de manière rudimentaire, pour passer les dimanches ou les vacances.
Le village des Bories est unique en son genre, il se compose de sept groupes de cabanons ayant chacun une fonction bien précise.
On y découvre des habitations, des étables, des bergeries, des granges, des greniers, des poulaillers,...
Bien sûr nous n'avons pas quitté ce spendide décor sans passer par le joli village de ROUSSILLON et pénéter dans le spectaculaire site des "ocres"
même la Savoie n'y est pas inconnue ...
Nous avons terminé notre périple en traversant, non loin du "terrier", ce petit village agricole situé au pied du Mont Ventoux : BEDOIN tellement connu des coureurs cyclistes !!!
.... et puis retour dans la Camargue sauvage !!!
11:46 Publié dans A visiter | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
17.01.2008
Le Palais de l'isle
En 1728, la ville d'Annecy est délimitée par des remparts qui existeront jusqu'à la Révolution Française
Au milieu du Thiou (la plus courte rivière de France de 3,5 km de long - - déversoir naturel du lac d'Annecy dans le Fier)se trouve le PALAIS DE L'ISLE et la VIEILLE PRISON D'ANNECY
On pouvait, à l'époque, y accéder jusqu'à 18 heures car après, les deux ponts étaient fermés par des portes. C'est au premier étage que le M le Juge-maje Simon a ses bureaux, en compagnie d'une multitude d'avocats. Comme ces études sont petites, les clients discutent depuis la rue avec les avocats par dessus un guichet appelé banche. M le Juge-maje Simon, dont la pierre tombale trône dans la cour intérieure de la prison contre le mur, lègue à sa mort en 1788 toute sa bibliothèque à la ville d'Annecy.
Le Palais de l'Isle également appelé la « vieille prison », a été construit au 12ème siècle.
Il demeure le monument le plus typique d'Annecy.
Sa forme triangulaire rappelle la proue d'une galère ancrée dans la rivière.
Première résidence du châtelain d'Annecy au XII ème siècle, il fut tour à tour
. Hôtel administratif dés l'installation à Annecy du Comte de Genève.
. siège de la judicature,
. Hôtel des Monnaies,
... puis prison : A la fin du XVIII siécle, le " pénitencier " n'occupe qu'une partie des locaux sur les trois niveaux. Sûr : il y a trois cachots collectifs au rez de chaussée côté nord. Les cellules sont parfois bondées. On y entasse " des gens sans aveu "sans feu (domicile) ni lieu "selon la formule consacrée . Leur crime ? Vol, fraude, contrebande , voir sorcellerie ou simple vagabondage. Les chatiments sont sévères .
On peut encore y voir la cour de promenade et les latrines, le potager sous les fenêtres, la cuisine des prisonniers avec sa cheminée, les dortoirs dotés d'un lit en bois recouvert de paille, de barreaux de fer, et de volets de bois qui laissaient les prisonniers sans lumière.
.... >aujourd'hui il est devenu un lieu d'expositions.
il a été sauvé de justesse de la démolition grâce à son classement comme Monument Historique à la fin du XIX ème siècle
Maintenant ce vaisseau de pierre est le monument le plus caractéristique d'Annecy et aussi le plus photographié de France
11:05 Publié dans A visiter | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note
14.01.2008
Mettez vous à l'heure !!!
Il existe un superbe livre de François Isler où sont répertoriés les cadrans solaires anciens et récents des Pays de Savoie .
L'auteur apporte d'ailleurs en fin de livre quelques précieuses indications pour apprendre à lire l'heure au cadran
Mais le plus original c’est … le cadran solaire "GNOMON"
"Gnomon" du grec γνώμων (gnômôn) aiguille du cadran solaire, latin gnomon. Comme le montre l’image il s’agit d’un instrument formé d’une tige projetant l’ombre du soleil sur un écran
Ce monument solaire unique, servant à mesurer le temps est installé sur les bords du lac d'Annecy Il a été inventé en 1874 par le moine capucin frère Arsène , originaire d’Annecy.
Il est composé d’une étoile à 7 branches reposant sur un socle vertical .
L'orientation et l'inclinaison de l'étoile sont calculés par rapport à la latitude locale, en avance de 25 mn sur l'heure légale de Greenwich.
L'ombre projetée par les extrémités des branches de l'étoile donne l'heure sur les côtés des branches voisines.
Au centre de la face supérieure de l'étoile c'est un cadran solaire équinoxial qui donne l'heure en été .
Deux autres cadrans disposés symétriquement sur la face inférieure de l'étoile donnent l'heure en hiver.
Le cadran situé sur le côté "oriental" du pied de l'étoile fonctionne de 4 à 11 heures et celui du côté "occidental" de 13 à 20 heures.
Le cadran de la face sud , vertical et perpendiculaire au méridien est utilisable de 6 à 18 heures. Celui de la face "septentrionale" s'étend de part et d'autre de la ligne est-ouest : il est gradué de 4 à 8 heures à l'ouest et de 16 à 20 heures à l'est.
La courbe fermée en forme de huit qui se trouve sur la face sud du piédestal est une "méridienne de temps moyen" , qui permet , pour une date donnée , de déterminer le nombre de minutes qu'il convient d'ajouter à l'heure vraie donnée par le gnomon du père Arsène pour obtenir l'heure moyenne d'Annecy.
Cette courbe en 8 est simplement l'image sur la plan du cadran des positions occupées par le Soleil jour après jour à midi moyen.
07:45 Publié dans A visiter | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note
10.01.2008
Yvoire .. à voir !!!
Si vous avez l'occasion de passer dans la région, Il faut absolument vous arrêter à Yvoire ...
C'est un petit village médiéval de 700 habitants, situé sur la rive française du Lac Léman, à 30 minutes de Genève et d'Evian .
Tout au bout de sa pointe et dominant le lac, il est étroitement serré une enceinte disparue et il est resté embusqué derrière ses deux tours qui défendent ses deux entrées.
Lorsqu'on s'enfonce sous leur voûte à ogive , devant soi c'est la pente raide des petites rues caillouteuses, c'est un dégringolement ramassé de petites maisons à toits aux grosses tuiles jaunes, c'est enfin, dans le bas, le château , le port ...
il est classé parmi les plus beaux village de France. C'est l'une des destinations touristiques les plus prisées du Chablais français.
C'EST UN VIEUX BOURG : Le village a fêté ses 700 ans en 2006.
Les constructions les plus anciennes remontent au XIIe siècle (création de la seigneurie d'Yvoire), mais Yvoire était déjà un bourg auparavant, les fortifications quant à elles datent du XIVe siècle, elles ont été érigées sur l'ordre d'Amédée V le grand, comte de Savoie.
C'est à partir de 1306 que les architectes militaires D'Amédée V le Grand, comte de Savoie, font d'Yvoire un bourg fortifié.
Il subsiste de ces travaux des vestiges essentiels :
Le CHATEAU : construit au XIVe siècle, il fut rapidement détruit par les Bernois lors d'un des nombreux conflits qui les opposèrent aux comtes de Savoie. Il sera relevé dans le courant du XVIe siècle, le donjon quant à lui attendra le début du XXe siècle pour retrouver le toit qu'on lui connaît actuellement.
LE LABYRINTHE - JARDIN DES CINQ SENS : au cœur du village, l'ancien potager du château, restauré selon l'art des jardins clos du château du Moyen âge, est devenu un lieu de poésie et de rêves, un labyrinthe végétal évoluant au fil des heures et des saisons, un univers de couleur, de parfums, de sons et de textures ... on y découvre arbres fruitiers palissés, roses anciennes, cloître végétal avec plantes médicinales et aromatiques, fontaine, volières...Une promenade initiatique hors du temps Ce jardin est classé Jardin remarquable de France.
Le "labyrinthe", articulé autour d'une grande volière, est formé de quatre jardins entourés de haies de charmilles et de fruitiers palissés :
Le jardin du Goût : Légumes du Moyen Age, petits fruits, fleurs comestibles, curiosités potagères ou légumes plus communs selon les saisons…
Le jardin de l’Odorat : Toutes les plantes sont là pour leur parfum : parfum des fleurs que l'on respire doucement, ou parfum des feuillages que l'on libère en les effleurant délicatement…
Le jardin du Toucher : Pour prendre conscience des différentes textures, le visiteur ne doit pas hésiter à caresser les feuillages qui vont du duvet le plus doux aux ronces les plus impressionnantes sans oublier les plantes collantes ou encore caoutchouteuses...
Le jardin de la Vue offre un riche et délicat camaïeu de bleu clair à pourpre pour le plaisir des yeux.
Le sens de l'Ouïe est symbolisé par le chant des oiseaux dans les volières, le murmure de l'eau dans les fontaines…
LES REMPARTS et LES PORTES :
L'EGLISE : et son remarquable clocher à bulbe.
Le tracé des rues n'a pas changé depuis cette époque et certaines ruelles sont même plus anciennes.
Après une alternance de périodes de guerre et de paix, le village végète jusqu'à la fin du XIXème siècle; la population de pecheurs et d'agriculteurs est dans l'ensemble restée très pauvre.
Yvoire ne se réveillera qu'à l'aube de la seconde moitié du XXème siècle.
Dès la fin de la seconde guerre mondiale, l'agriculture et la peche laissent progressivement la place au tourisme.
Les habitants, et surtout les femmes, garnissent petit à petit leurs maisons de fleurs.
En 1959, Yvoire est primée pour la première fois au Concours des Villes et Villages fleuris.Elle reçoit le 1er prix.
En 1962, Yvoire est primée dans la catégorie "moins de 1000 habitants agglomérés",et reçoit le premier prix.
Au fil des années, Yvoire figure parmi les lauréats aux Concours Nationaux de Fleurissement; à partir de 1971, elle reçoit le prix "3 Fleurs" et dès 1974 elle reçoit le prix "'4 Fleurs".
En 1995, le fleurissement est cette fois très important.
La nature des plantes est différente, elles sont beaucoup plus diversifiées.
Cependant, le géranium reste le produit phare et le produit sur pour le fleurissement des balcons meme s'il est souvent accompagné d'autres essences à fleurs, telle Sanvitalia, Surfinia type famous, décoratives type Hélichrysum ou Plectranthus, et en massif des hauteurs et des volumes différents qui accentuent la diversité et l'harmonie des tons.
LES COMMERCES :
En flânant dans les minuscules ruelles , on découvre au rez de chaussée des vieilles maisons de pierres, une quantité de petits commerces d’artisanats locaux : Poterie - Vannerie - Terre vernissée - Fer forgé – bijouterie – produits régionaux …
LE PORT
Au débarcadère du port on peut embarquer pour des croisières commentées , à bord des bateaux à vapeur munis de roues à aubes, ils desservent en saison touristique tous les ports du lac Léman.
La pêche y est miraculeuse !!!!
C'est une activité très prisée par les professionnels mais aussi par les amateurs. Dans les restaurants on y déguste de délicieux brochets, truites ... mais mon péché mignon, à moi, ce sont les filets de perches !!! Un régal, je vous les recommande !!!
MANIFESTATIONS & FETES
L’été, le village regorge de touristes et est animé de nombreux spectacles de rues .. on y rencontre aux coins de chacune d'elles, des jongleurs, cracheurs de feu , accordéonistes, clowns, portraitistes ..
et YVOIRE redevient désert dès l'arrivée de l'hiver, mais garde tout son charme !!!
07:50 Publié dans A visiter | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
20.11.2007
De l'autre côté de la Frontière ..
Proche de la frontière Suisse .. une petite visite que l'on fait volontiers avec nos amis .. à GENEVE !!
Si Paris a sa Tour Eiffel, … Genève à son « JET D'EAU» et son « HORLOGE FLEURIE»
LE JET D'EAU
Mais comment est né ce fameux Jet d'eau ??
A la fin du XIXème siècle, Genève est en pleine expansion.
Le besoin d’eau, que ce soit pour les habitants ou pour l’industrie, est urgent. En 1886 La ville décide donc de construire une usine hydraulique sur le Rhône.
Malheureusement, l’usine connaît quelques problèmes techniques. L’idée est donc venue de construire une soupape de sécurité qui permet de contrôler la pression en laissant s’échapper un jet d’eau vers le ciel.
... Ainsi est né le jet d’eau de Genève.
Au départ, le jet d’eau culminait à env. 30 mètres.
En juillet 1891, il est déplacé au bout de la jetée .
Le nouveau jet d’eau pointe alors à 90 mètres d’altitude.
Jusqu’en 1951, il est raccordé à l’eau potable.
De nos jours, le jet d’eau est auto-alimenté par une station de pompage utilisant l’eau du lac Léman.
Il fonctionne toute l’année, sauf en cas de mauvais temps, sous l’autorité des services industriels de Genève.
Aujourd’hui ,sa hauteur est de 140 mètres
Chaque seconde, 500 litres d'eau sont expulsés du Jet d'eau à la vitesse de 200km/h… ainsi, ce sont près de 7 tonnes d'eau qui forment cette majestueuse colonne que l'on aperçoit dès son entrée en ville.
Mais ce n’est plus le plus haut jet d’eau du monde.
L'HORLOGE FLEURIE
L'horloge fleurie du Jardin Anglais représente un exploit technique.
Sur son cadran d'un diamètre de 4 mètres, l'aiguille des secondes et ses 2,5 mètres de long, est la plus grande du monde.
Créée en 1955, cette déjà vieille horloge a reçu en 2002 un " coup de jeune". Son ancien cadran a été remplacé par huit cadrans de tailles différentes qui occupent désormais toute la butte où l'horloge est installée.
l'horloge est décorée de 6500 plantes, régulièrement rafraîchies par les hommes du Services des Espaces Verts et de l'Environnement
C'est pas beau La Suisse ?
10:00 Publié dans A visiter | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
18.11.2007
Dimanche ..un petit tour à l'Eglise
C'est dans la ville de TOURNUS située au bords de la Saône en Bourgogne que nous avons visité cette superbe église .. que je me fais un plaisir de vous faire découvrir.
C'est l' ABBATIALE SAINT PHILIBERT .
Saint-Philibert de Tournus reste l’une des plus grandes et plus intéressantes églises de Bourgogne.
Elle fait partie des plus extraordinaires édifices romans de France.
Elle est entièrement romane, mais les différentes parties sont d’époques et de styles très divers datant des débuts du 11e siècle au milieu du 12e siècle et racontant toute l’histoire de l’art roman.
Cet important site monastique s’est développé depuis le 6e siècle sur le site ou Saint Valérien a subi le martyre au 2e siècle.
Le renouveau du monastère commence vers 875 quand les moines, venus de Noirmoutier, arrivent avec les reliques de Saint Philibert, le deuxième saint très vénéré à Tournus.
Après l’invasion hongroise au 10e siècle, l’abbaye et son église seront reconstruites à plusieurs reprises aux 10e, 11e et 12e siècles.
A son approche, on découvre tout d'abord, une grande église, dominée par deux clochers,
Celui du nord a été rehaussé au 12e siècle par deux étages richement décorés
On arrive par la façade, austère et décorée sur toute sa hauteur de bandes lombardes.
L'entrée de l’église est d’une architecture très originale rappelant les massifs occidentaux de l’époque carolingienne.
L’étage inférieur est solide et trapu avec ses grands piliers ronds séparant les trois travées de la partie centrale des collatéraux voûtées de berceaux transversaux.
La grande nef de Saint-Philibert est d’une architecture unique.
Cinq travées, d’une hauteur impressionnante, sont voûtées de berceaux transversaux sur des arcs diaphragmes, solution qui permet de percer des fenêtres hautes
Ces voûtes de la fin du 11e siècle sont supportées par des grands piliers ronds de pierres roses, caractère très propre à cet édifice, et par les bas-cotés voûtées d’arêtes.
La très belle crypte des années 1010-1020 sous le choeur est construite sur le même plan avec une nef centrale à colonnes monolithes et chapiteaux, entourée d’un déambulatoire . Il y fait sombre, difficile de s'y diriger sans trébucher ... pour les photos aussi, difficile !!
On poursuit la visite par un intéressant ensemble de bâtiments abbatiaux du côté sud de l’église, qui ont profité d’une importante campagne de restauration dans les années 1950.
L’abbatiale est dominée par le grand clocher sur la croisée, décoré d’arcatures et de pilastres.
Dans l’église, on peut découvrir plusieurs autres trésors : des mosaiques romanes découvertes récemment dans le déambulatoire, plusieurs fresques du 12e siècle dans la nef et la crypte, et d’autres fresques dans les chapelles gothiques de la nef.
Le cloître, dont ne subsiste que la galerie nord du 11e siècle et voûtée d’arêtes, est intéressante par ses chapiteaux aux décors végétaux d’un bel effet.
Mise en valeur par des restaurations récentes, l'abbaye de Tournus est, à juste titre, l'une des merveilles de Bourgogne.
Quand on visite ces lieux, dans le silence et avec recueillement, c'est aussi une façon de prier :
"Marcher de long en large
dans une église romane, belle, assez grande
Saint Philibert de Tournus par exemple
ou dans une église gothique
Chartres, Reims, Bourges
ou baroque, comme la Wieskirche
et ne penser à rien
rien du tout
laisser le regard errer
laisser la pierre chanter
laisser le lieu dire
et s’en aller, au bout d’un temps,
sans aucune hâte."
Pour plus d'explications je vous propose ce livre très intéressant, comme lecture chevet !!
12:30 Publié dans A visiter | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note
03.11.2007
Le Village du Livre
Les villages du livre sont des villages ruraux dans lesquels se sont installés des commerces de vente de livres d'occcasion et d'artisanat relatif au livre (reliure, calligraphie…)
Cuisery : est un bourg médiéval de Saone & Loire de 1660 habitants. Il est chargé d'histoire et c'est le 4ème village du livre en France
Le passionné du métier du livre, de lecture, le collectionneur averti ou le simple curieux y trouve une diversité incroyable de livres, revues , bandes dessinées, disques anciens ou modernes
Chaque 1er dimanche du mois, le grand marché du livre bat son plein dans les rues de Cuisery et les bibliophiles parcourent la ville à la recherche d'oeuvres rares.
Dommage, à notre grand regret, nous étions là un dimanche trop tôt, nous avons donc trouvé toutes les boutiques de la grande rue fermées …
08:40 Publié dans A visiter | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
02.11.2007
La volaille de Bresse ...
Depuis quand la volaille en Bresse ?
Ce n'est pas d'aujourd'hui, on trouve déjà sa trace dans les registres municipaux de la ville de Bourg-en-Bresse dès le 12 novembre 1591.
Poulet de Bresse, chapon et poularde....
leur réputation,depuis longtemps, fait le tour du monde des meilleures tables.
A Romenay, la capitale du poulet, nous avons pu voir ces élevages dans les petites fermes de Bresse, qui jusqu'à une époque pas si reculée, vivaient quasiment en autarcie. Ces volailles, toutes blanches, sont toujours en liberté dans de grands prés où des poulaillers sont installés çà et là ...
Nos appareils photos les ont un peu affolées, elles couraient à toutes jambes pour se réfugier dans leurs poulaillers
L'expérience de l'élevage du poulet de Bresse est transmise depuis des générations, et lorsqu'il est bien fait, c'est un art demandant patience, suivi et rigueur.
Pour les Bressans, la dégustation d'une bonne volaille s'apparente à celle d'un bon vin.
Le souci d'excellence et de connaissance de la bonne volaille, du mets d'exception, se mesure par des soucis de goût bien sûr, mais aussi d'apparence.
Certains même on dit qu'il existe des "crus" concernant le poulet de Bresse, en fonction du secteur d'ou est originaire la volaille.
Mais une chose est certaine : une volaille de Bresse ne peut être bien produite qu'en Bresse.
Bien qu'elles soient bien sympathiques, la tentation a été trop grande, et voilà comment l'une d'elle a fini dans notre assiette ...
13:20 Publié dans A visiter | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
01.11.2007
Le mystère des fermes sarrasines dans la Bresse de l’Ain
Profitant de quelques jours d'escapade chez des amis , en Saône et Loire, nous sommes allés visiter
La ferme-musée de la Forêt à Courtes (01)
C'est une ancienne ferme à colombages et cheminée sarrasine du XVIIe siècle. Elle présente une collection d'outils agricoles anciens. Elle est classée monument historique
● La ferme bressane
Rien de plus simple qu'une ferme bressane : un long rectangle et chacun sa place, les hommes, les bêtes et les récoltes ! les tuiles sont creuses et les murs en pisé.
Le bois est utilisé pour la structure dite "à pans de bois" et l'habillage des balcons.
C'est tout un mode de vie bressan que l'on découvre à l'intérieur.
Le feu au sol qui brûle toute l'année, la poutre maîtresse formée d'un tronc entier, la crémaillère à anneaux et le banc des ancêtres.
Un meuble sacré, béni lors de son entrée dans la maison et sur lequel mariages et contrats se traitaient exclusivement. Une autre époque, en d'autres temps...
Uniques au monde, ces belles fermes sarrasines bressanes, à la cheminée coiffée d'une mitre, en prise directe avec le foyer entièrement ouvert sur l'intérieur, ne sont plus qu'une trentaine sur le périmètre de l'ancien domaine des Sires de Bagé. Trois d'entre elles sont ouvertes à la visite.
la ferme-musée de la Forêt, surprend avec ses colombages et son balcon, mais lorsqu’on pénétre à l’intérieur et qu’on regarde en l'air : c'est spectaculaire et ce n'est pas pour rien que l'on appelle ces constructions « foyer chauffant au large ».
Effectivement, le foyer est placé au centre de la pièce, et on pouvait faire complètement le tour. cette cheminée est inspirée de celle de la hutte primitive, feu central et fumée s'échappant par un orifice au centre de la toiture.
Cette ouverture devant être fort large, on dut parer à l'inconvénient qui pouvait résulter de la pénétration de la pluie et du vent, en la surmontant d'une cheminée très élevée, munie d'étages superposés, de baies latérales, tout comme les lanternes des clochers.
De l'intérieur, on aperçoit le ciel et la cheminée est immense. Ce genre de foyer existe ailleurs qu'en Bresse, mais là où cette sorte d'architecture est unique, c'est par la mitre qui coiffe la cheminée et la signale de loin au promeneur.
Les petits clochers ajourés, sont surmontés d'une croix en fer romane, gothique ou orientale.
Au XVIIIème siècle, il y en avait encore près d'un millier et pas plus d'une trentaine aujourd'hui, c'est dire combien elles sont précieuses et évidemment classées Monuments Historiques.
Mais c'est moins à cause de leur allure byzantine qu'en raison des origines de leurs constructeurs qu'on les baptise ainsi.
Autrefois « sarrasin » ne signifiait pas oriental ou musulman, mais tout simplement étranger. Il suffisait que l'on ne connaisse pas bien ses voisins pour les désigner ainsi.
LA CHEMINEE SARRASINE
Les cheminées sarrasines se situent exclusivement en Bresse,
La construction de telles cheminées serait antérieure au XIIIème siècle, dont les origines sont fort discutées aujourd'hui.
Pourquoi ont-elles été construites uniquement sur ce territoire? Personne ne peut raisonnablement répondre à cette question.
Par appellation, une cheminée est dite sarrasine lorsqu'elle est constituée des deux éléments suivants :
1) une mitre décorative externe, située sur le toit de l'habitation.
2) un foyer centrale interne, associé à la mitre et situé dans la salle principale appelée "maison".
LA MITRE
Véritable petit clocher campagnard, son architecture insolite et variée ne paraît pas réellement "cadrer" avec la vraie personnalité de la ferme bressane.
Son hauteur peut varier de 2 à 5 mètres, suivant le nombre d'étages et d'ouvertures servant à laisser passer la fumée.
Constituée de briques et de torchis, puis recouverte d'un enduit, chaque mitre possède un style, une décoration particulière qui varie suivant le lieu et la date de construction.
Chaque cheminée possède une croix en fer forgé ou en brique, sauf une qui est surmontée d'un croissant perché au bout d'une longue tige de fer et qui n'a d'ailleurs aucune signification.
Avec le temps, quelques croix ont disparu, ainsi que la cloche dont chaque mitre était pourvue et qui servait à prévenir les travailleurs dans les champs.
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