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24/06/2009

On riz ...jaune ???

A chacun ses goûts, à chacun son riz !!!

En Camargue, la production 2008, répartie sur 16.640 hectares, est de 98.176 tonnes de riz paddy (à l'état brut), soit un rendement de 5,9 tonnes à l’hectare.

J'ai pu tester les différents " Riz de Camargue" qui se prêtent à d’innombrables recettes, chaudes ou froides, salées ou sucrées, mais, sans être expert,  le choix  est difficile, lequel choisir, comment le préparer ?

riz-bicolore.jpg

 

  * 4 types de riz sont recensés (selon la morphologie du grain  : longueur/épaisseur), :

Les riz ronds, fondants et moelleux pour les desserts et entremets,
Les riz demi-longs conseillés pour paella ou risotto,
Les riz longs à la tenue parfaite pour les grandes salades conviviales,
Les riz très longs, superbes autour de viandes et poissons.

* Outre leurs formes, il y a d'autres caractérisitques à prendre en compte  :  

Les riz complets ou “riz cargo”, simplement décortiqués, triés et nettoyés, de couleur rouge ou brune, équilibrés et énergétiques.

Les riz blancs d’une grande qualité gustative, parfaits avec la cuisine raffinée.

Les riz parfumés (naturellement parfumés)

Les riz étuvés - rendus incollables par simple action de la vapeur d’eau sous pression sur l’amidon du grain.

riz de camargue.jpg

 

 

Comment la culture du riz est arrivée en Camargue ?  

Initialement, la culture du riz avait pour but de lutter contre le sel qui menaçait de transformer la Camargue en désert. Plus tard on se servait de cette culture pour préparer la terre a recevoir d’autres culture, notamment celle de la vigne.

 Mais après la guerre, la culture du riz est devenue indispensable pour nourrir le peuple et aider à la reconstruction du pays.

Culture non commune pour la France, la culture du riz doit aujourd’hui, répondre à des normes draconiennes, pour justifier sa grande qualité .

 

LES GRANDES ETAPES DE LA CULTURE DU RIZ :

 

C’est en avril que le travail proprement dit de la culture du riz va commencer.

 Il faut passer inonder les rizières.L’eau est tirée par de grosses pompes dans le Rhône et envoyée dans de grands canaux qui vont desservir les propriétaires .

Chaque propriétaire ouvre de petites vannes appelées en Camargue “martelière” et dirige l’eau par d’innombrables petits canaux appelés “porteaux” jusqu’aux rizières qui vont se remplir.

riziere1.jpg

  MAI

C’est le mois le plus important, le plus critique et celui dont va répondre une grande partie de la future récolte.

On va semer le riz dans l’eau avec les tracteurs équipés de roues en fer appelées roues squelettes.

Puis il va falloir traiter pour éviter la prolifération des mauvaises herbes qui, plus solides que le riz l’étoufferaient.

Pendant cette période ou le riz va germer tous les ennemis du riz vont se précipiter sur les jeunes plantules pour les détruire. Mouches venant pondre des vermisseaux qui se délectent des jeunes germes. Algues vertes ou bleues qui viennent dévorer l’oxygène indispensable au riz, champignons attaquant les grains.

Le froid est l’ami de tous ces prédateurs c’est pourquoi il est si important que le temps soit chaud, sans vent ainsi la germination est rapide et forte et passe à travers tous ces pièges de la nature.

A la fin mai, le riz sort de l’eau et les champs se colorent de vert tendre

Riz pousse.jpg

 

C’est en mai que l’on étend les produits qui vont détruire les mauvaises herbes. Les hélicoptères travaillent à plein pour ce travail.

riziere camargue-.jpg

   JUIN

Les champs deviennent de vraies pelouses et on n’aperçoit plus l’eau.

Le travail est en grande partie la surveillance des niveaux d’eau qui suit la croissance du riz pour se stabiliser vers 10 centimètres.

 

JUILLET

Le riz grandit. Vers la fin du mois les premiers épis apparaissent sur les variétés les plus précoces, épis verts tendre qui vont fleurir en quelques jours et commencer leur fécondation.

riz plant.jpg

 

AOÛT

 

Toutes les variétés vont fleurir , mais c'est un mois de grand danger car si la température descend au dessous de 14 degrés de nuit ou de jour les grains en nouaison périssent et ne donneront que des épis vides.

On peut perdre une grande partie de sa récolte en quelques heures, d’ou la précaution de cultiver diverses variétés précoces ou tardives pour diluer les risques.  

 SEPTEMBRE

 le cycle se termine.

Le riz est presque mur,  les moissons vont commencer.

 les rizières qui ont étées vidées au mois d’août mais sont encore très humides, les machines vont laisser derrière elles des grosses ornières qu’il faudra faire disparaître dès que les sols seront secs. Pour cela seul le mistral sera capable de supprimer cette humidité.

RizieresCamargue_jpg.jpg

OCTOBRE-NOVEMBRE

 les moissons terminées , le riz est envoyé dans les silos de stockage  pour être sèché,  trié par variétés, et enfin livré  chez les négociants qui vont le conditionner en petites quantités pour une commercialisation de détail.

riz stockbag01.jpg

 LES MOIS D’HIVER

sont consacrés à la préparation des sols des futures rizières

En sachant qu’il faut en moyenne 5000 kilos à l’hectare pour amortir les frais de la culture qui est très chère. A la fin des moissons on peut savoir si on gagne ou l’on perd.

Mais, chaque riziculteur est passionné par son métier et si l’année a été médiocre, on espère toujours que l’année qui vient sera meilleure.

La devise des Camarguais :  “Notre riz est le meilleur du monde ! ”

rizrou.jpg

 

Ma devise  ; il est excellent , à consommer sans modération et je ne me suis pas privée  !!!

voilà mon préféré ....

riz parfume.jpg

 

 

Commentaires

Coucou de la bise et du soleil comtois !

Tiens ! à midi je fais de la salade de riz chinois , c'est du riz avec pousse de soja , tomates , maïs et oeufs durs . En plus sur ta note j'ai appris beaucoup sur le riz .

Bonne journée bizoux Françoise !

Écrit par : françoise la comtoise | 24/06/2009

merci pour ta belle note, il ya belle lurette que nous aussi, avons adopté ce riz exquis, et il est toujours bon de rappeler que la France est producteur


Autant consommer ce qui pousse (bien, très bien et très bon ) à proximité,

Belle journée,

fanfan

Écrit par : framboisine | 24/06/2009

J'aime bien ta note sur le riz un de mes aliments préférés..;mais lequel choisir, je suis bien embarassée devant devant de variétés dans les rayons...Celui que tu cites n'est pas présent ici, alors je prends du Basmati!!!



Bises
hélène

Écrit par : hélène | 24/06/2009

Notre Michka est de retour. Avec cet article sur le riz bien intéressant, dans les rayons nous ne savons que choisir parfois, mais le riz, c'est bon. Comme en Champagne, les rizières sont traitées à l'hélico (pas un brin d'herbe entre les rangs).

Bonne journée.

Écrit par : JUDITH | 24/06/2009

bonsoir Michka,

bien content de t'avoir appris des choses sur Aix. Je suis en train de faire la même chose dans les Bauges.
Un jour peut-être je t'apprendrai des choses sur Annecy ?

dominique

Écrit par : papydompointcom | 24/06/2009

Bonjour Michka


Deux mois en Camargue !! Tu es devenue une guardianne ! Il y a tellement de visages dans cette région que tu as du te régaler. Mais tu reviens juste avant les invasions de moustiques. Je n'aime guère ces traitements de pesticides à l'hélicoptère qui déciment tout et qui débordent s'il y du mistral.

Le riz, c'est un féculent que nous avons appris à connaitre dans de nombreux pays du monde, où il est la base de l'alimentation et souvent le plat unique. Celui de Carmargue est excellent, avec une préférence pour les demi-longs en ce qui me concerne.


Bonne rentrée à Annecy.


Bises du grillon

Écrit par : christian | 26/06/2009

Les commentaires sont fermés.

 
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