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28/11/2006

La Légion d'honneur

En 50 ans, Philippe Noiret a joué dans 125 films, de nombreuses pièces de théâtre. Il a été promu chevalier de la Légion d'honneur....en 2005

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Mais pourquoi et comment reçoit on cette distinction ?
Contrairement aux idées reçues, "on ne demande pas" la Légion d'honneur, ni pour soi-même, ni pour un autre : on "propose" un dossier..
Des proches, collaborateurs ou collègues doivent signaler la situation exceptionnelle d'une personne auprès d'élus locaux, d'associations ou d'entreprises. Ce sont eux qui seront les plus à même de déposer un dossier de proposition au service des décorations de la préfecture

Les 4 étapes de la sélection
. 1. Le premier "filtre" se situe à la préfecture : c'est le préfet qui sélectionne les dossiers recevables et les adresse aux ministères concernés par les activités du "candidat".

2. Le ministre réalise ensuite son choix en fonction de la qualité des dossiers. Il ne doit toutefois pas excéder le nombre annuel de nominations qui lui a été attribué.

3. Il adresse alors ses propositions à la Grande Chancellerie, située au Palais de Salm à Paris. Les 16 membres du Conseil de l'Ordre et le Grand chancelier étudient les dossiers avant de transmettre leur sélection au Président de la République.

4. C'est le Président, qui est aussi le Grand maître de l'ordre, qui donne l'accord définitif par décret.

Depuis le dépôt du dossier de proposition à la préfecture, jusqu'à la remise de l'insigne, le traitement d'un dossier dure environ une année.

Pour être admis dans l'ordre de la Légion d'honneur, le candidat doit, sauf cas exceptionnels, justifier d'au moins 20 ans de services publics ou d'activités professionnelles, assortis de

"mérites éminents".
Qu'est-ce qu'un "mérite éminent" ? Difficile à définir, reconnaît lui-même le secrétaire général de l'Ordre :
"Il faut être irréprochable dans son métier et faire quelque chose en plus, qui sorte de l'ordinaire et nous distingue : être créatif et donner aux autres en général". Un artisan aura davantage de chances d'être distingué s'il aide à former des jeunes auprès des "Compagnons du devoir".

. Un comportement irréprochable :
Un futur légionnaire doit aussi être irréprochable dans son comportement. Avec l'aide d'un juriste, le Conseil de l'ordre mène en effet une enquête "de moralité et d'honorabilité". Un extrait de casier judiciaire est demandé et toute condamnation est disqualifiante. Le comportement dans la vie familiale est aussi pris en considération.


Nominations et promotions :
L'Ordre national de la Légion d'honneur est structuré en 3 grades (chevalier, officier et commandeur) et deux dignités (grand officier et grand'croix). On ne peut accéder à l'ordre de la Légion d'honneur qu'au grade de chevalier.
Un avancement dans la Légion d'honneur doit récompenser des mérites nouveaux et non des mérites déjà récompensés. Et les délais de promotion sont réglementés : il faut 8 ans minimum à un chevalier pour devenir officier, 5 ans à un officier pour devenir commandeur et 3 ans aux commandeurs et grands officiers pour être élevés respectivement à la dignité de grand officier ou de grand'croix.

Exceptions :
Députés et sénateurs ne peuvent être nommés ou promus dans l'ordre de la Légion d'honneur (sauf pour faits de guerre).

» Depuis 1962, le code de la Légion ne prévoit pas d'admission à titre posthume. Néanmoins, le Premier ministre peut nommer ou promouvoir, dans un délai d'un mois, des personnes tuées ou blessées dans l'exercice de leur devoir : la procédure est alors immédiate.

» Les étrangers peuvent être décorés en fonction de leur personnalité et des services rendus, mais ne font pas partie de l'Ordre

Description :
L'insigne de la Légion d'honneur est une étoile à 5 rayons doubles, émaillée de blanc et surmontée d'une couronne de chêne et de laurier. Le centre de l'étoile présente un médaillon avec l'effigie de la République, entourée d'un cercle bleu portant les mots : "République Française" et "1870", date à laquelle l'effigie de Napoléon remplacée par celle de la République. Au revers, le médaillon porte le drapeau et l'étendard, entouré de la devise "Honneur et Patrie'' et la date de création de l'Ordre. L'insigne est suspendu à un ruban en moire rouge.

Coût :
Les futurs légionnaires doivent s'acquitter depuis 2003 de droits de chancellerie : 20,28 euros pour le grade de chevalier ; 32,47 euros pour l'officier ; 48,63 euros pour le commandeur ; 73,18 euros pour la dignité de grand officier ; 101,38 euros pour la grand'croix.

Ils doivent aussi acheter leurs insignes chez des bijoutiers, spécialistes des décorations ou à la Monnaie de Paris, l'organe officiel qui frappe la plus haute insigne nationale.

En tenue civile, les chevaliers portent à la boutonnière un ruban rouge, les officiers une rosette rouge, les commandeurs une rosette rouge sur demi-nœud en argent, les grands officiers une rosette rouge demi-nœud moitié argent moitié or, et les grand-croix une rosette rouge sur demi-nœud en or. Le demi-nœud est vulgairement appelé « canapé ».
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11/11/2006

Question isolite ...

mais qui ne doit pas avoir de secret pour Dominique, grâce à son beau-père bottier ...
Je chausse du 42, pourtant mon pied mesure 28 centimètres. D’où vient cette pointure ?




La pointure désignait au milieu du XVIIIe siècle une pièce de cordonnerie sur laquelle on piquait l’empeigne de la chaussure (dessus de la chaussure, du cou-de-pied jusqu’à la pointe). C’est en 1824 que le mot a commencé à désigner la longueur de la chaussure.
Jusque-là, chaque cordonnier avait son propre système de mesure. Mais peu à peu, ils décidèrent d’unifier ces mesures et commencèrent à compter en "points".
Le point, dit "de Paris", vaut 2/3 de centimètre : un pied de 28 centimètres de long équivaut donc à une pointure 42.
Quant à la largeur, on l’ignore souvent, elle s’exprime aussi par une lettre ( de A à H ) ou par un chiffre ( 1er à 11e ). Mais dans la grande distribution, il n’existe qu’une seule largeur : E ou 5-6e.

Ne vous étonnez pas si vous allez en Grande-Bretagne ou aux USA : leur système est différent. On y trouve toujours le système de points, mais celui-ci vaut un tiers de pouce (0,846 cm).

Par ailleurs, les Anglais commencent à la pointure 1 (la première pour adultes, soit un 33 chez nous), et rajoutent un point à chaque pointure : un 42 ici équivaut donc à un 8 anglais.

Les Américains ont procédé comme les Anglais, mais ont commencé leur classement avant : un 42 équivaut donc à un 9 aux USA. Pour faire la conversion entre les pointures américaines et les nôtres, il faut environ leur ajouter 33.

Oh la la !!quel casse-tête, il y a vraiment de quoi se mélanger les pinceaux ....
et avec tout çà, pas facile de "trouver chaussure à son pied" ....

23/06/2006

Autrefois pas de médecine véritable

La médecine officielle n’avait pas bonne presse. Il faut dire que les médecins étaient si rares qu’ils ne pouvaient guère contredire les racontars qui couraient sur eux.




En 1908 par exemple, on croyait encore dans l’Allier qu’un pauvre qui entrait gravement malade à l’hôpital y était tué sournoisement : les médecins lui faisaient avaler, disait-on, des pilules empoisonnées enrobées de sucre !

Lorsqu’ils étaient malades, nos ancêtres se contentaient donc des recettes de la grand-mère, de la voisine ou du rebouteux et de remèdes de "bonne femme"
Cette expression n’a aucun lien avec les femmes mais vient du latin bona fama signifiant "de bonne réputation".
Une réputation perdue aujourd’hui car la formule a pris un sens péjoratif.


Parmi ces remèdes populaires d’hier, évoquons
le crapaud qu’il suffisait, disait-on à Cabans en Dordogne, de placer tout vivant sur l’estomac d’un malade pour faire partir le mal.
Dans le Sarladais, on assurait qu’il fallait faire grand peur au malade pour que sa fièvre tombe.
Dans le Jura, on faisait bouillir une chandelle de suif dans un quart de litre de vin rouge pour obtenir une mixture guérissant les rhumes et on mélangeait le cérumen des oreilles à de l’huile de noix pour faire passer les engelures…
En Moselle, pour garder des dents saines, on conseillait de les brosser tous les huit jours avec de l’eau-de-vie salée.
Contre la rage, on prescrivait les bains de mer (Maine),
contre les lumbagos la graisse d’un chat (Savoie),
contre le mal de dents des vers de terre à s’enfoncer dans l’oreille (Savoie),
contre les fièvres l’infusion de graines de carottes dans l’urine (Poitou)…


Il y avait aussi les Amulettes et formulettes

En Corrèze, on conseillait d’accrocher autour du cou des enfants un petit sac contenant un morceau de papier sur lequel était inscrite une incantation, pour les protéger des vers.
Même chose en Dordogne, où l’on portait de petits sacs de toile fermés à porter au cou. Certains pouvaient contenir le dard d’un serpent, une rainette, du sel, des herbes… où ne contenaient qu’un petit carré de papier chargé de formules magiques, comme : "brac cabrac, carabrac, carabrac, comjusre, crabrac, comjusre" (trouvé en 1835).
Des petits mouchoirs devaient être portés quelques jours seulement, pour éviter une contagion ou guérir une fièvre, puis être brûlés sans avoir été ouverts.
Contre les angines, rien de plus radical, assurait-on dans la Sarthe, que de garder autour du cou tout l’hiver une pomme de terre au four coupée en deux et placée dans une chaussette de laine, déjà portée bien sûr…


Et quand on savait encore à quel Saint se vouer !!
De nombreux rites de guérison étaient associés aux saints locaux.
On pensait ainsi que les débris du rocher qui avait abrité saint Calmine en Corrèze guérissaient des fièvres pourvu qu’ils soient broyés et bus dans un peu d’eau.
En Corse, il était conseillé de vouer son enfant malade à saint Antoine. S’il guérissait, le petit devait alors rester habillé trois ans comme un petit moine, avec un habit marron, un cordon blanc à la ceinture et les pieds nus.
Dans le Maine, on utilisait des formules conjuratoires du genre : "Mal, va-t-en !" ou "Mal, je te chasse !", que l’on répétait trois fois.

sans oublier, les bonnes fontaines et sources guérisseuses

Enfin, dans toute la France, des "bonnes fontaines" avaient la réputation de pouvoir guérir les malades.
En Touraine par exemple, la source de Saint-Antoine-du-Rocher soignait les dartreux.
Celle de Bray-en-Val dans le Loiret rendait leurs forces aux vieillards qui y trempaient leurs vêtements avant de les remettre trempés sur leur corps.
Dans le Blésois, celle de Busloup faisait disparaître les rhumatismes,
celle de Lavardin les furoncles (méthode à suivre : tourner le dos à la fontaine et y jeter des clous par-dessus son épaule),
celle de Saint-Firmin-des-Prés guérissait même de tout, à condition que son eau soit bue un 1er mai ou le premier vendredi de chaque mois.
Il est encore fréquent aujourd’hui de trouver dans le Limousin, le Var ou ailleurs, près d’une fontaine ou d’une source réputée, des linges apportés par des malades espérant la guérison.


Après tout, nos cures thermales ne sont-elles pas les traductions modernes de ces rites ancestraux ?

 
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