20.04.2008
Jusqu'à nouvel ordre ...
08:35 Publié dans Voyage, vacances | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
19.04.2008
Silence ... Silence !!!
Le Grillon l'a annoncé, il ne stridulera plus dans son terrier pendant quelques semaines …
Michka n'en croit pas ses yeux, elle en reste muette !!!
du coup elle vous abandonne aussi jusqu’à ..courant Juin pour profiter d’un peu de soleil (s’il y en a) et de bon temps à travers la France!!
Mais ce n’est qu’un aurevoir « mes frères .. et sœurs » et les retrouvailles ne seront que plus chaleureuses . Soyez sages pendant notre absence !!!
08:30 Publié dans Voyage, vacances | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note
10.02.2008
HO CHI MINH (ou SAIGON)
De notre passage à HO CHI MINH (Saïgon) je vais vous faire un petit reportage uniquement des belles choses …. qui m’ont marquées
Cependant un petit rappel est nécessaire sur le passé difficile de ce Pays :
Hô Chi Minh-Ville, anciennement connue comme Saigon jusqu'en 1975 (fin de la guerre), se situe entre le delta du Mékong et le sud du Vietnam
C’ est la première ville du Việt Nam, devant la capitale Hanoï.. Pendant la colonisation, elle était la capitale de l'Indochine française (Cochinchine).
Pourquoi a t'elle été rebaptisée HO CHI MINH ?
Pendant la guerre du Việt Nam, Saigon était le siège du commandement américain
Son activité économique fut également dopée par la présence de centaines de milliers de soldats américains et son port était embouteillé par l'arrivée d'énormes importations de matériel.
Sa prise par les communistes le 30 avril 1975 marqua la fin de la guerre du Việt Nam.
La ville fut alors débaptisée au profit du nom du « leader » historique des communistes vietnamiens, Hồ Chí Minh.
Mais il faut rappeler que c’est dès leur arrivée en 1859,( lors de l’occupation d’une flotte française dans le port de Saïgon) que les français ont ré-aménagés à leur manière la ville et Saigon ressemble aujourd hui tout à fait à une ville du sud de la France
Malgré l’existence d’une ville chinoise, qui s’est développé sous l’occupation des français, et le spectacle des indigènes qui flânent le long des trottoirs ou qui tirent des pousse pousse sous leurs chapeaux de paille, L'ancienne Saigon garde le charme de son passé colonial.
Depuis 1976, Hô Chi Minh-Ville est à la fois la première ville du pays et le poumon économique du Vietnam.
Le commerce y bat son plein, de nouveaux gratte-ciel sortent de terre
Le climat de Hô Chi Minh-Ville est marqué par deux saisons : celle des pluies, de mai à novembre. La saison sèche dure de décembre à avril.
VISITE D’HO CHI MINH-VILLE
Dès notre arrivée à Hô Chi Minh-Ville, on est très impressionnés et étourdis par la circulation et le bruit des motos, scooters, vélo, bus, voitures et camions
On arpente la ville en découvrant les surprises que nous réserve l’ex Saigon.
10 millions d’habitants, plus de 2 millions de scooters, quelques voitures et camions. La ville donne une image très dynamique
Par contre, un spectacle moins joyeux s’offre à nos yeux tout au long des rues . La guerre contre les Américains, a laissé un nombre impressionnant d’éclopés, de mutilés, de torturés. ….on passe …
Partons dans Le QUARTIER COLONIAL
De nombreux bâtiments évoquent la présence coloniale française :
l'Hôtel de Ville, le Théâtre municipal, le palais de la Réunification et ses jardins , la Poste Centrale , la Cathédrale Notre Dame
. L'HOTEL DE VILLE
L'Hôtel de ville d'Hô-Chi-Minh-Ville est un vrai "palais construit" par les Français de 1902 à 1908
. LE PALAIS DE LA REUNIFICATION
Cest un bâtiment de 2000 m2 , 5 étages et 100 pièces (salles de réunion, bureaux, appartements privés, salle d'état-major...)
En 1954 l'édifice servait de résidence au président du régime de Saigon. En 1963, il est reconstruit et renommé en " Palais de l'Indépendance".
En décembre 1975, se déroula en ces lieux la Conférence consultative sur la Réunification du pays. Et c’est à ce moment que le Palais de l'Indépendance fut rebaptisé «Palais de la Réunification».
L'endroit est resté intact depuis cette date et sa visite constitue un impressionnant retour dans le temps.
un hélicoptère de l'armée américaine est encore là ... en souvenir !!!
le buste de Ho Chi Minh trône dans une des pièces principales
. LA POSTE CENTRALE :
Construit entre 1886 et 1891, Cet immeuble ressemble aux constructions parisiennes. Sa verrière, construite par l’atelier de Gustave Eiffel, est similaire à celle de la gare d’Orsay à Paris
. LA CATHEDRALE NOTRE DAME
Elle fut construite par les Français en 1863. Sa construction dura 3 ans
Tous les matériaux de construction furent importés de France.
Le mur extérieur de la cathédrale fut construit avec des briques de Marseille, bien qu'elles ne soient pas enduites, ces briques conservent encore leur couleur rouge éclatante.
Changement de style ….. LE QUARTIER CHINOIS DE CHOLON
Un demi million de Vietnamiens d'origine chinoise habitent ce quartier à part où le commerce est roi.
Ce véritable Chinatown aux rues bondées de monde, était le quartier chinois des plaisirs nocturnes, à l'époque coloniale : fumeries d'opium, maisons closes, tripots enfumés, endroits louches, autant de lieux de perdition qui ont contribué à l'image sulfureuse, mais voluptueuse, de Saigon.
Après sa chute, le gouvernement communiste a fait le ménage, fermant les bars à filles et les discothèques. Des centaines de milliers de vietnamiens chinois s'enfuirent à l'étranger
Cholon a un caractère particulier, avec ses rues encombrées, pleines d’odeurs et de vie ses propres règles, ses enseignes en idéogrammes chinois, et des masses humaines en mouvement dont la densité augmente à mesure qu'on se rapproche du Marché Binh Tay.
On quitte cette région pour se rendre à HUé (partie plus centrale du Vietnam)
Là , on y découvre « La pagode de la dame céleste" (pagodeThien Mu)
Située au bord de la Rivière des Parfums, elle se reconnaît de loin grâce à sa tour octogonale
Edifiée en 1601, il s’agit d’un des plus anciens monuments de la ville.
Elle est composée de 7 étages consacrés aux 7 réincarnations de Bouddha.
Un long portique marque l'entrée de la pagode. Dans ce temps, des "bouddhas" sont installés çà et là ..et au fond, 3 autres encadrés de traditionnels drapeaux aux 5 couleurs représentent le passé, le présent et le futur.
On ne pouvait échapper à une visite d’une fabrique "d’objets laqués", car quand on parle des produits en bois laqués, on parle bien entendu du Vietnam.
Qu’est ce que La laque vietnamienne ?
La technique de la laque est une composante essentielle de la culture asiatique. Cela ressemble à une sorte de vernis, très dur et résistant. En dehors de son côté pratique de décoration et amélioration des matériaux sur laquelle la laque est disposée, il s’agit également d’une technique artistique propre, permettant de créer des œuvres originales et assez particulières.
Cette matière est obtenue à partir de la sève d’un arbre, le laquier, récoltée, par une incision qui est faite dans l’écorce à la base de l’arbre, un récipient est placé en dessous, et il n’y a plus qu’à attendre qu’il se remplisse. La sève est très collante et brillante. Le processus est long et peu productif. Le produit ainsi obtenu est la laque, que l’on peut enfin utiliser comme enduit.
Un produit laqué passe en général 16 étapes dans la production
Le procédé complet de fabrication des produits en bois laqués demande plus ou moins 3 mois. C’est grâce à ce traitement que les produits en bois laqués peuvent résister aux climats difficiles. Chaque pièce est unique par sa fabrication manuelle
Maintenant, on va embarquer pour le Nord du Vietnam , on a un petit creux, un arrêt dans un célèbre Restaurant-Château situé à Tran Hung Dao s'impose.
Je vous offre la présentation des plats … et c’était succulent !!!
Puis embarquement pour le Nord .........................HANOI et la BAIE D'HALONG !!!
08:00 Publié dans Voyage, vacances | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
08.02.2008
La Baie d'Halong
Le VIETNAM venait de s’ouvrir aux touristes … nous avons voulu voir !!!
Après un passage à SAIGON (Ho Chi Mihn) et HANOI (j’en parlerai dans d’autres notes) … inimaginable de ne pas visiter LA BAIE D’HALONG . Nous voilà partis ..
Départ HANOî => Direction BAIE D’HALONG (ou ALONG)
Le trajet de Hanoi à Ha Long (170 kms) s’est effectué, en bus local (aux amortisseurs fatigués ) commençant par une autouroute à 4 voies traversant les villages, pour se terminer sur des kms en piste à peine carrossable. 7 heures de trajet et des hauts le cœur à l’arrivée à cause des secousses sur ce chemin défoncé
mais on a rencontré des bus pires que le nôtre ...
Mais je vous rassure, grâce à des années de travaux, de rabotage de montagnes et de remblaiements de lagunes, la route est aujourd hui nettement améliorée , on peut la parcourir en 3 heures !!
HA LONG (la ville) est séparée en deux par une lagune que l'on traverse en bac
.. voilà, c'est notre bus local ... (acceptable, non!! )
Bai Chai est le côté "touristique", une série d’hôtels commencent à se construire (il n’y en avait qu’un pour nous .. est assez rudimentaire) , restaurants et les boutiques à touristes vont suivre …
Hon Gai qui était autrefois une ville charbonnière, maintenant en rénovation, mais qui ne voit que de très rares touristes.
A HA LONG, surtout du côté Hon Gai, il y a des vietnamiens, on ne les voient pas, mais ils sont là. Il y a des riches, des gens de classe moyenne et des pauvres.
Les enfants sont ravis de voir quelques rares touristes !!
Mais, à HA LONG, c'est surtout "la Baie" qui nous attire !
La Baie d'Halong se trouve dans la partie nord-est du Vietnam à 170 kilomètres à l'est de Hanoi, la capitale du pays.
Elle est située dans la partie ouest du Golfe du Tonkin
Avec une superficie de 1553 km2 , ses eaux émeraude abritent non moins de 1 969 îles, dont seulement 989 ont été baptisées de noms évocateurs de leur forme ou des légendes qui s'y sont déroulées : les îles Coq, la montagne du Poème, etc.
Les rochers appelés aussi « pains de sucre » surgissant des flots, et semblent flotter sur les eaux turquoise de cette partie de la Mer de Chine, s'apparentant curieusement à des formes humaines ou animales.
De nombreuses légendes sur la formation de ce site tournent autour de la présence d'un dragon dans la baie.
Et d'ailleurs, , "Ha Long" ne signifie-t-il pas en français "Le dragon qui descend" ?
Mais en dehors de toute légende, sur 20 millions d'années, c’est l’érosion des roches calcaires par le vent, l’humidité et les pluies de mousson qui ont donné à ces monts leurs formes particulières.
Le paysage change sans cesse, l’atmosphère est étrange. La dimension des rochers est variable et peut atteindre parfois jusqu’à 20 kilomètres de pourtour.
En raison du relief vertigineux, la plupart des îles sont inhabitées et non perturbées par l'homme
Deux catégories d'îles ont été répertoriées: les îles de calcaire et de schiste. Leur formation remonterait à 250 ou 280 millions d'années. Des grottes et des cavernes dorment tranquillement sur ces îles enchanteresses
HA LONG est aussi réputée pour sa diversité écologique. Mangrove, coraux, forêts tropicales ...
Le parcours de la BAIE D'HALONG a été pour nous une expérience des plus merveilleuses
Cette croisière nous donne la curieuse impression d'être devant un monde légendaire.
Ces îles, pour la plupart désertes, se dévoilent avec une visibilité un peu brumeuse par moment (car Le temps est vite changeant et est rarement dégagé complètement )qui leur donne un certain mystère et une sensation d'infini. Pour notre part, on a été assez chanceux avec le temps .
...Mais c'est tout simplement sublime !!!! On y est allé en Sampan a partir du port d'Halong
On a donc pris cette embarcation en bois typique du Vietnam : (Plus petit que la jonque, le sampan est une embarcation à fond plat dotée d'une partie couverte qui sert de toit. Le sampan faisait souvent office de maison, une famille chinoise pouvait y vivre en permanence. Le sampan servait à la pêche et au transport de marchandises)
.... et on s’est laissé flotter, entre les jonques (La jonque chinoise était un navire de grande envergure utilisée en haute mer. Elle était rapide, maniable et pouvait naviguer par vent contraire.
La jonque était équipée de mâts qui n'étaient pas centrés les uns par rapport aux autres pour offrir une meilleure prise aux vents.
Vous n'en verrez plus car la dernière jonque a coulé en 1999 dans le port de Hon gai en provoquant plusieurs noyades. Les autorités ont donc décidés d'interdire ce mode de transport. La seule jonque qu'il est encore possible de rencontrer est une reconstitution destinée aux excursions touristique)
On reste émerveillés et sans voix dans ce labyrinthe constitué de milliers d'îles aux formes infiniment variées, parois vertigineuses, arches, passages étroits, petites criques La banalité apparente de certaines fait ressortir la beauté des autres.
Et tout au long du fil de l’eau on a fait travailler notre imagination : et si la plupart des ces îlots n'ont pas de nom officiel !Nous avons trouvé sans peine "Le chien", "Le nez", "La tête" (aussi appelée "Mitterand" par les Français).
Les eaux étant poissonneuses et riches en fruits de mer, des villages de pêcheurs flottent sur ses eaux paisibles
Dans le creux des îles on a découvert, que se cachaient des grottes spectaculaires, telles que Thiên Cung, la grotte du Palais Céleste, la grotte des Bouts de Bois, la grotte de la Surprise, la grotte des Trois Palais.
Après avoir amarré le sampan, nous avons gravi les 90 marches, qui nous conduisent à la grotte de Dau Go (grotte des Bouts de Bois pour les vietnamiens) baptisée "Grotte des Merveilles » par les Français, pour enfin atteindre 3 salles assez vastes remplies de stalactites et stalagmites qui épousent la forme d'animaux et d'êtres humains.
La vue de la baie depuis l'entrée de la grotte est un spectacle grandiose, on n'en croit pas nos yeux , et nous retournant vers l'intérieur, on découvre une splendeur, mais l ’obscurité profonde ne nous a pas permis de prendre des photos correctes !!! (je crois qu'aujourd hui il y a un peu d'éclairage : piteux, mais éclairage quand même)
on a rencontré aussi quelques marchés flottants ..
Le corail pousse en abondance dans la zone maritime,, et les vietnamiens (femme et enfants) en profitent pendant que les hommes péchent pour soutirer depuis leur modeste barque ou à l'entrée de la grotte quelques "dong" (monnaie vietnamienne) aux touristes curieux ...
Pendant toute la croisière, le sampanier nous a appris comment pêcher ... et voilà le résultat notre "pêche miraculeuse"
que nous nous sommes empressés de déguster avec les doigts sur le sampan durant le retour dès que notre hôte les a fait griller !!! c'est pas chouette çà !!!
C'est la "8eme merveille du monde" avec ses centaines d'îles aux formes les plus étonnantes, émergeant des eaux émeraude du golfe du Tonkinces, ses plages et cavernes ..
L’ensemble de ce paysage d’eau et de pierre donne un spectacle à couper le souffle.
La baie d'Ha Long est d’ailleurs reconnue comme Patrimoine de l’humanité par l’UNESCO depuis 1994.
La BAIE D'HALONG c'est magique !!!
...........................................et cette magie est impossible à rendre en photo !!!
.
12:29 Publié dans Voyage, vacances | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note
31.01.2008
Souvenir de Chine ..
Notre Grillon nous a présenté de magnifiques objets créés par de véritables "artistes" à Xian ..
De ce Pays, j'ai ramené des petites bouteilles de parfum qui sont peintes à la main à l'intérieur du flacon. Les pinceaux utilisés sont d'une finesse extrême,... je vous laisse imaginer le travail de précision !!
07:15 Publié dans Voyage, vacances | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
25.01.2008
Une cage .. pour Christian
Ces photos, je les ai prises à BALI en Indonésie. Ces beaux coqs "pomponnés" partaient au combat ...
On n'a pas voulu assister à un combat de coqs, mais voilà comment çà se passe !!!
Autrefois , les combats de coqs étaient fréquents et chaque village en organisait.
Depuis 2005 ils ne peuvent de par la loi qu'avoir lieu lors de certaines importantes festivités religieuses, et cela encore que de manière très contrôlée.
Cependant, dans les montagnes, il arrive encore fréquemmentt que l'on tombe sur un combat de coqs "illicite", un grand nombre de badauds au bord de la route en signale généralement la présence.
Le combat se déroule dans une arène carrée d'environ 6 mètres.
Une partie se compose de 9 ou 10 matchs. ils se déroulent de la même manière.
Entre deux matchs, une dizaine d'hommes pénètrent dans l'arène. Chacun porte un coq et part à la recherche de l'adversaire idéal. Toute cette phase se déroule le plus discrètement possible, calmement et indirectement. Une atmosphère de dissimulation imprègne les lieux où viennent de se dérouler un combat sanglant, et où l'on prépare le suivant.
Une fois les deux prochains adversaires déterminés, on attache à chaque coq son éperon. Leur longueur peut varier de dix à douze centimètres. Leur fixation requiert un savoir faire particulier, et chaque village ne compte que 5 ou 6 éperoniers. L'homme qui attache les éperons est également celui qui les fournit, et si le coq qu'il équipe est vainqueur, le propriétaire lui donne la patte à éperon du vaincu.
Des rites sont bien définis : Les éperons ne sont aiguisés que les nuits de pleine lune, ou au moment des éclipses. Ils doivent aussi être dérobés aux regards des femmes.
Les deux coqs armés, sont mis face à face au milieu de l'arène. Les deux hommes qui les manipulent ne sont pas forcément les propriétaires.
Une noix de coco percée d'un trou est placée dans un seau d'eau. Le laps de temps nécessaire à ce qu'elle coule (environ vingt secondes) est ponctué au début et à la fin par un coup de gong. Il marque également une période où les manipulateurs n'ont pas le droit de toucher aux coqs. Si les animaux ne se sont pas affrontés au cours de cette période, on les reprend en main.
Ils bénéficient de stimulations variées : on fait gonfler leurs plumes, on étire leurs ailes, on les insulte. Puis on les remet au milieu de l'arène et le processus recommence. S'ils refusent toujours de se battre, on a recourt à une cage en osier dans laquelle on place les deux protagonistes, et en principe ils engagent alors la bataille.
A partir du moment où un coup décisif semble avoir été porté par un des coqs, son manipulateur le saisit aussitôt pour lui éviter un coup en retour. Sans quoi le match finirait dans une entretuerie où les 2 coqs s'étriperaient dans un corps à corps final.
Les coqs sont dans les mains de leurs manipulateurs. on met la noix de coco jusqu’à 3 fois dans le seau, après quoi on remet les coqs sur pattes. Il faut que celui qui ait donné le coup puisse tenir debout. Auparavant, le manipulateur du coq blessé a frénétiquement travaillé sa bête.
En effet, la règle est limpide: si un coq peut marcher, il peut combattre, et donc tuer. L'important est de savoir lequel va mourir en premier.
Toutes ces règles sont notées sur des feuilles de palmier, transmises de génération en génération, éléments de la tradition générale des villages, tant juridique que culturelle.
Lors d'un combat, l'arbitre l'homme à la noix de coco) est chargé de faire appliquer ses règlements, et son autorité est absolue et incontestée. Seuls remplissent ces fonctions des citoyens extrêmement solides et dignes de confiance mais aussi, vu la complexité du code, supérieurement instruits. Ils sont en fait à la fois juges, rois, prêtres et agents de police.
Sous sa direction, la fureur du combat reste dans des limites civiques et légales.
Des paris ont cours durant le combat de coqs.
Les parieurs sont les deux propriétaires, l'arbitre y joue le rôle de surveillant et de témoin publique.
Des paris peuvent aussi être engagés par les spectateurs autour de l'arène. Les excités du pourtour crient , c'est une offre publique avec accueil public. Le donneur, qui sollicite le pari, signalera l'importance de sa mise en tenant un certain nombre de doigts écartés devant son visage
Au moment où les manipulateurs vont lâcher les coqs, la clameur prend une ampleur presque frénétique puis c'est le calme soudain au moment où le combat s'engage.
A la fin toutes les mises sont immédiatement payées
Voila en ce qui concerne le déroulement d'un combat.
Jusque là, ce dernier consiste toujours en un jeu d'argent basé sur un duel entre deux volailles. Pourtant c'est en apparence seulement que des coqs se battent ici. En réalité, psychologiquement, les hommes s'identifient profondément à leurs coqs. le coq est un symbole masculin très fort. Le combat de coq est aussi une des seules activités publiques strictement masculine, où la femme n'a pas sa place.
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06.12.2007
Repos
19:25 Publié dans Voyage, vacances | Lien permanent | Commentaires (15) | Envoyer cette note
10.10.2007
SAN JUAN CHAMULA
Lors d'un Voyage dans le CHIAPAS (état du Sud Ouest du Mexique) à la frontière du Guatemala .. voici ce que nous avons découvert ..
SAN JUAN CHAMULA
Pour nous, il était important de découvrir les villages indigènes qui sont le cœur même de la culture du Chiapas. (en particulier les Tzotziles qui représentent 32 % de la population indigène)
San Juan Chamula est un des villages les plus connus et les plus touristiques aujourd’hui, à cause de la curiosité de son église et du décor qui l’entoure mais aussi parcequ'il est le symbole d’un syncrétisme religieux très troublant !
Peuplé de 2000 habitants Tzotiles dont les racines mayas sont restées très vivantes, San Juan est un village très pauvre qui vit presque en autarcie. Aussi, le marché du dimanche matin est un rendez-vous très important pour la population.
Venus de toute la montagne environnante, les Indiens viennent ici vendre et acheter des provisions pour plusieurs jours. Très haut en couleurs, la tenue du dimanche est de rigueur, ce marché ne s'adresse pas aux touristes et reste donc authentique
Le plus extraordinaire de notre visite est l'EGLISE DE SAN JUAN CHAMULA
De loin,elle ressemble à un bâtiment religieux catholique banal comme on peut en voir dans n'importe quel village du Mexique.
Cependant le dernier prêtre catholique a quitté le village en 1867 et l’évêque n’a le droit d’entrer dans cette église qu’une fois par an pour les baptêmes !
C’est que la religion chamanique indigène traditionnelle est ici plus forte qu’ailleurs et ce sont les esprits qu’on vient consulter en premier en cas de maladie ou de problème !
Mais le plus troublant de ce culte est qu’il associe les saints, les statues et les symboles catholiques au culte des esprits et des mythes mayas.
Le symbole de la croix est par exemple très présent dans la vie des tzotziles qui l’associent à l’arbre de vie des mayas.
A l’intérieur de l’église, l’ambiance est saisissante. On est mal à l'aise
malheureusement, les photos sont dans ce lieu STRICTEMENT interdites. Toute tentative nous exposerait instantanément à une réaction violente des Indiens dont les croyances leur indiquent que l'appareil photo est un voleur d'âmes... Juridiquement , ce geste nous conduit immédiatement en prison! on n'a donc pas pris ce risque !!
Je vous la décris tout de même ...
L’église a été entièrement vidée de ses bancs et de ses chaises et toutes les statues des saints sont alignées le long des murs.
De même les cloches ont été détachées et posées sur le sol.
Sous de grandes étoles tendues sous la voûte, une centaine de familles indigènes sont assises à même le sol, couvert d'épines de pins. Seuls de petits espaces sont balayés pour laisser la place à des centaines de petits cierges , collés à la cire sur le carrelage découvert, offerts aux saints representés par les statues alignées aux flancs de l' édifice, ils accompagnent les prières de chacun dans un brouhaha indescriptible.
On se demande où on se trouve ...
Très recueillis, parfois proche de la transe, chacun reprend sans cesse des chants rituels en s'inclinant au sol. Les hommes semblent être les maîtres des lieux. Certains même prient en apposant leurs mains tour à tour sur la tête de chacun des enfants et en aspergeant le sol de Coca ou de bière, pour éloigner les mauvais esprits.
Toutes sortes d’offrandes son apportées , de la nourriture.. des photos et il est aussi important de boire du coca et de roter pour laisser sortir les mauvaises humeurs !
Autant dire qu’une fois passée la porte, on est plongés dans un total nouveau monde. On est éberlués !!
Toutes ces pratiques n'ont aucune cohérence , ce qui donne à l'ensemble une ambiance à mi-chemin entre le souk arabe et le temple tibétains...
Au milieu des incantations les plus sacrées, chacun peut être interrompu par un autre, venu discuter bruyamment de choses et d'autres...
En fait, l'église est également un lieu de rencontres hebdomadaires, ponctuées de moments de très fortes spiritualité.
C'est avant tout un lieu de vie et personne ne semble offusqué par ceux qui mangent, les autres qui boivent ou fument, ni les femmes qui allaitent...
A l'avant de l'église, un prêtre, que l'on distingue à peine derrière les épaisses volutes d'encens, bénit statues, cadres mais également poules vivantes, oeufs et autres objets qui lui sont présentés sur l'autel couvert de fleurs, ...
Muets, nous observons ce spectacle, impressionnés! et lorsque nous sommes ressortis de l'église, abasourdis, nous avons réalisé .. que nous avons vécu cette visite .. dans un autre monde !!
A la sortie, les enfants nous attendaient, non pour faire la mendicité, mais pour nous vendre quelques menus objets de terre ou petits sacs colorés faits de leurs mains ..que je leur ai acheté de bon coeur !!
..et cette pauvre petite femme malade réclamait , avec son grand sourire, des médicaments ...
10:45 Publié dans Voyage, vacances | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
02.10.2007
Pêcheur vietnamien
Pour compléter la magnifique exposition de sculptures que nous présente Héraime, je rajoute ce petit pêcheur que j'affectionne particulièrement et que j'ai rapporté du village de Thiêt Ung, en banlieue de Hanoi au Vietnam .
La renommée de ce village est dûe à ce très vieux métier : la sculpture sur bois avec les statues comme produit principal.
Cette statuette a été taillée dans "un tronc d'ébène brut" , avec beaucoup de patience, au burin et ciseau .
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25.09.2007
Suite de notre visite à ...MAULEON
Pour nous, une étape de notre voyage s'est imposée à MAULEON :
Son château fort date du XIIème siècle.
Il est bâti sur les hauteurs de la ville et offre un superbe point de vue sur Mauléon, la vallée et la ligne de crêtes des Pyrénées.
Après de longues années de résistance face aux anglais, il dut se rendre en 1307.
Ces derniers y installèrent un capitaine châtelain jusqu'à ce qu'ils cèdent la place à la maison de Foix en 1449.
Le château fut le théâtre de la plus sanglante et atroce révolte de la province.
Le peuple, sous la conduite du curé de Moncayolle, prit les armes. Ils furent écrasés par les nobles et les troupes royales.
Le château dresse ses murailles au-dessus de Mauléon et on peut parcourir son chemin de ronde. A l'intérieur, on peut y découvrir une exposition qui retrace son histoire illustrée par de nombreux personnages et gravures commentée par un très sympathique guide qui ne ménage pas ses explications.
11:13 Publié dans Voyage, vacances | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note























































